Community manager, votre liberté d’expression n’est pas totale sur Internet !

Community manager, votre liberté d’expression n’est pas totale sur Internet !

Community manager - By English: Foreign and Commonwealth Office (Flickr) [OGL (http://www.nationalarchives.gov.uk/doc/open-government-licence/version/1/)], via Wikimedia Commons

Tout d’abord, il y a la relative sensation d’anonymat ressentie derrière un ordinateur ou à travers un mobile. Ensuite il y a un message posté noyé parmi des milliers d’autres. Le tout fait que vous serez probablement moins regardant par rapport à ce que vous postez !
Pour autant, en tant que community manager, il est nécessaire de connaître les limites de la liberté d’expression.

 

Community manager, d’où vient votre liberté d’expression ?

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté […] ». – Article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et Du Citoyen de 1789).

Ainsi, la liberté d’expression n’est pas absolue mais se définit plutôt par des limites qui ne doivent pas être franchies. Surtout si l’on a à l’esprit l’article 4 de cette même déclaration : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui […]. »).

En résumé, un community manager s’exprimant en ligne peut donc jouir de sa liberté d’expression s’il n’outrepasse pas les limites prévues par la loi. Celles-ci recouvrent l’injure et la diffamation, le respect de la vie privée, l’interdiction des propos racistes, homophobes, etc.

 

Deux limites bien connues de la liberté d’expression sur Internet : l’injure et la diffamation

C’est une loi de 1881 qui précise les règles à respecter pour tout type de publication, y compris sur Internet !

Premièrement, la diffamation est définie par l’article 29 de cette loi. Il s’agit de « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne […]. »
Deuxièmement, l’injure correspond à « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».

 

D’autres limites que l’on aimerait ne jamais voir être franchies…

Dans la loi de 1881, l’article 24 énonce que l’appel envers une personne « à la discrimination, à la haine ou à la violence […] à raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », ou « à raison de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son handicap », est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Malheureusement, les juges ont multiplié depuis ces dernières années les décisions sanctionnant des tweets antisémites, homophobes, commentaires racistes…

Le même article punit également de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende :
• l’apologie des crimes de guerre ;
• celle des crimes contre l’humanité ;
• également des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi.

 

En conclusion, un community manager ou un directeur de publication ne doit jamais flirter avec ce type de contenus !

 

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